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Un système de congés supplémentaires pour les femmes aux règles douloureuses ?

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Un système de congés supplémentaires pour les femmes aux règles douloureuses ?
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La plupart des femmes le savent : les règles peuvent être liées à des symptômes particulièrement gênant et même douloureux. Douleurs dans le bas du ventre, au niveau des reins, nausées, fatigue et tant d’autres vous rendent la vie impossible à cette période du mois (puis on ose nous dire être irritante). Le travail devient difficile, mais le sujet reste encore tabou en France que vous ne verrez pas parler de vos règles à votre employeur. Les réglés sont tellement douloureuses que si vous avez la chance de faire parti des femmes qui ne ressentent pas ou légèrement ces symptômes, vous paraissez être une déesse auprès de vos congénères. Plutôt que d’aller travailler, vous resterez bien blottis dans une couverture, une bouilloire sur le ventre, des anti-douleurs et un bon pot de crème glacé. 

L’Italie, premier pays européen à instaurer ce congé ?

L’Italie pourrait être le premier pays européen à instaurer un congé pour les femmes aux règles douloureuses. En effet les députés italiens devraient se pencher prochainement sur un texte de loi proposant d’accorder aux femmes souffrant de règles douloureuses jusqu’à trois jours de congé par mois. Si cette proposition de loi devient officielle, elle permettra aux femmes souffrant de dysménorrhée (règles douloureuses) de bénéficier de ces jours de congés, payés à 100% sur présentation d’un certificat médical à renouveler tous les ans. Cependant est-ce vraiment envisageable en Europe ? Quels en seront les avantages, les inconvénients ? Révolution ou mythe ? Faisons le point.

Des douleurs parfois insupportables, une réalité…

Les douleurs liées aux règles sont parfois très invalidantes pour la femme. Certains médecins décrivent ces douleurs presque aussi violentes que lors d’une attaque cardiaque. La dysménorrhée empêche de pratiquer son activité normalement. Cependant les règles sont souvent des souffrances silencieuses.

Une partie de l’Asie reconnait déjà ce congé

C’est au Japon, en 1947, que furent instaurés pour la première fois des congés menstruels, appelés «congé physiologique». Ce congé a également était mis en vigueur en Zambie, en Corée du Sud, en Indonésie et à Taïwan.

Une révolution ou un nouveau pas vers l’inégalité ?

En effet bien que le Japon autorise ce congé, peu de femmes employées l’utilisent, car l’entreprise se réserve le droit de rémunérer ce congé ou non. Certes on reconnait la réalité de la douleur, mais il y a un risque que les stéréotypes soient renforcés sur le fait que les femmes sont plus émotives pendant leurs règles et une discrimination à l’embauche pourrait voir le jour si les femmes recevaient cette « faveur » donc les entreprises seront plus enclines à embaucher des hommes.

Crédits : Geralt/Pixabay

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