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J’ai une moustache et je l’assume : arrêtez de complexer à cause de votre duvet !

Crédits : iStock
J’ai une moustache et je l’assume : arrêtez de complexer à cause de votre duvet !
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Même si certains médias nous font croire que le corps parfait existe, ils sont pourtant (et heureusement) tous différents. Il suffit d’observer la diversité des morphologies, qu’on les désignent par des lettres de l’alphabet (vous n’avez pas pu échapper aux silhouettes en O, A, V, X ou H) ou pas. Et pour la pilosité, c’est la même histoire : libre à nous de nous épiler la moustache, les aisselles ou le maillot. Mais si d’aventure on décidait de conserver son duvet soyeux, on s’expose aussi aux critiques des gens les plus mécréants… Voici quelques témoignages “feel-good” de filles qui assument. De quoi booster sa confiance en soi !

Elisa, 26 ans, méditerranéenne typée, a toujours été complexée par sa moustache prononcée. Jusqu’au jour où elle a décidé de faire valser les préjugés.

Frustrée, je passais mon temps à regarder les moustaches de tout le monde ! Et là j’ai vu ! J’ai vu des femmes sublimes avec des moustaches semblables à la mienne qui l’assumaient pleinement. J’ai pensé à tous ces hommes à moustache que j’adorais. J’ai toujours eu un faible pour les hommes à moustaches car en réalité… je les envie ! C’est après tout une expression de la personnalité comme peuvent l’être les vêtements et les cheveux. C’est là que ma fierté méditerranéenne a repris le dessus. Pourquoi je n’aurais pas le droit d’avoir une belle moustache moi aussi ? Si ça ne convient pas aux autres, qu’ils aillent voir ailleurs et basta !

Crédits : iStock

Harnaam est, plus qu’une femme à moustache, une jeune femme à barbe. De quoi relativiser quand on est tout juste dotée d’un petit duvet ! Celle-ci souffre d’un syndrome hormonal, qui s’accompagne d’une pilosité importante, transformant sa moustache en véritable barbe. Sauf qu’elle a décidé de l’assumer pleinement. Un parcours de vie qui nous fait penser au film The Greatest Showman, une ode à la diversité.

J’en étais littéralement à un point où je n’en pouvais plus d’être harcelée par les gens, d’être déprimée, d’avoir des pensées suicidaires. Maintenant, je m’en amuse : quand j’utilise les toilettes publiques et que quelqu’un me dit « ce sont les toilettes des femmes ici », je prends une voix grave et je réponds « non, ici ce sont les hommes ! ». J’en joue, et c’est drôle parce qu’au final, on en rigole ensemble. C’est moi, voilà qui je suis, c’est ma beauté intérieure, extérieure, c’est mon ensemble, mon équilibre. Je suis différente et j’ai appris à l’accepter complètement.

Capture vidéo : Barcroft TV/YouTube

Manon Massé, candidate au parti Québec Solidaire a de la moustache et elle l’assume. Des phrases comme “je te parlerai quand tu te seras rasé la moustache” ne l’atteignent plus. On lui avait prédit qu’elle perdrait les élections à cause de son apparence. Pourtant, de toutes ces critiques, elle s’en amuse.

On a attaché beaucoup d’importance à définir ce qu’est un vrai homme ou une vraie femme, j’ai hâte qu’on s’attarde à ce qu’est une femme vraie et un homme vrai. Je suis fière de qui je suis, l’important n’est pas dans l’apparence, mais dans les idées que j’ai à proposer. Ça fait des années que je milite contre la conformité des genres ! C’est très rare qu’on rie d’un homosexuel qui n’est pas efféminé ou d’une lesbienne qui n’est pas masculine. Moi, je suis victime de transphobie, une peur du mélange des genres, parce que je ne corresponds pas à l’image stéréotypée de la femme. Pourtant, je suis née femme et je suis fière d’être une femme.

Capture vidéo/YouTube

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