Pendant des années, mon vestiaire se résumait à un océan de blanc, de noir et de beige. Ce véritable sanctuaire de la sécurité stylistique me rassurait, même si la moindre touche de couleur vive me semblait être une prise de risque démesurée. Affronter le pavé citadin avec une teinte criarde relevait du défi insurmontable. Pourquoi sommes-nous si nombreux à fuir l’originalité à nos pieds ? Par crainte de briser l’harmonie de nos tenues, nous nous réfugions dans une uniformité qui finit irrémédiablement par nous lasser. Et pourtant, au printemps, l’envie de bousculer ses habitudes et d’apporter de la fraîcheur sans dépenser des fortunes se fait plus pressante.
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« Je mettais toujours des baskets neutres » : le jour où une seule paire a transformé tous mes looks

