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Elle se fait frapper devant la terrasse d’un café pour avoir répondu à son agresseur

Capture vidéo : Marie Laguerre/Facebook

Marie est une jolie jeune femme de 22 ans. Ce mardi 24 juillet, il commence à faire chaud dans la capitale. Elle attrape sa petite robe rouge, son sac à main en cuir et se met en route pour aller bosser. Sur son chemin, certains commencent à la regarder avec insistance. Un réflexe d’hommes primitifs n’ayant rien à faire d’autre que reluquer les filles. Elle n’est malheureusement pas la seule à subir ce genre de regard déplacé. Excédée, elle n’y fait pourtant pas attention. Mais le soir, c’est le drame. L’eau qui fait déborder le vase…

Quartier de La Villette à Paris. Marie rentre chez elle en fin de journée en contournant la terrasse d’un café. Il est précisément 18h45 à sa montre. Son chemin croise celui d’un homme au regard et aux propos déplacés. Excédée (elle avait déjà fait l’objet de plusieurs remarques plus tôt dans la journée) elle lui lance un “ta gueule” bien placé.

Pas de chance, il n’était pas le premier de la journée et j’étais fatiguée. J’ai donc lâché un “ta gueule” en traçant ma route, car je ne tolère pas ce genre de comportement.

Piqué au vif, l’homme saisit un cendrier posé sur la table du café à l’angle de la rue. Il tente lâchement de lui jeter au visage alors que Marie continue sa route. Scandalisée par un tel comportement, celle-ci tient tête au grossier personnage en lui lâchant une salve d’insultes.

J’ai refusé de baisser le regard, je l’ai regardé droit dans les yeux. Je n’allais pas m’excuser.

Remonté, l’agresseur revient vers sa proie et, pas intimidé pour un sou par le public du café qui assiste à la scène, ébahi, la frappe violemment au visage. D’une telle force que la longue chevelure brune de Marie semble voler dans les airs. L’homme prend la fuite, alors poursuivi par quelques clients du bar qui s’empressent de se lever, outrés d’un  tel comportement.

Les images de la vidéosurveillance du café ont permis à Marie de porter plainte

Marie reste interdite, assommée au sens propre comme figuré. Choquée, elle quitte les lieux mais revient dans le café quelques minutes plus tard pour obtenir l’aide de témoins. Le patron du café lui remet la vidéo enregistrée depuis la terrasse et l’accompagne au poste pour porter plainte. La vidéo, postée sur le mur Facebook de Marie le jour du drame, a été visionnée plus de 430 000 fois. Un bien triste buzz…

Il m’a frappé au visage, en pleine rue, en pleine journée, devant des dizaines de témoins. Ce n’est pas le seul. Le harcèlement c’est au quotidien. Ces hommes qui se croient tout permis dans la rue, qui se permettent de nous humilier et qui ne supportent pas qu’on s’en offusque, c’est inadmissible. Il est temps que ce genre de comportement CESSE.

café
Capture : Marie Laguerre/Facebook
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