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Je culpabilisais de sauter mes séances tout l’été : le jour où un coach a regardé mes journées de vacances, j’ai compris que je bougeais déjà sans le savoir

Et si votre été au bord de la piscine valait mieux qu’une séance de HIIT expédiée entre deux réunions ? Chaque année, c’est la même rengaine : on lâche la salle en juillet, on culpabilise en août, et on se promet de « s’y remettre à fond » à la rentrée. Sauf que cette logique du tout ou rien nous fait passer à côté d’une évidence : en vacances, on bouge souvent bien plus qu’on ne le pense. Marcher jusqu’au marché, nager dans les vagues, pédaler jusqu’à la plage… Tout cela compte, et ça compte même beaucoup. Voici pourquoi il est temps d’arrêter de se flageller et de regarder ses journées estivales avec un autre œil.

Cet été, votre corps travaillait pendant que vous pensiez ne rien faire

On a tendance à croire qu’une activité physique ne compte que si elle transpire, chronomètre en main. C’est faux. Votre corps dépense de l’énergie en permanence, et une part énorme de cette dépense vient de ce qu’on appelle le NEAT (thermogénèse non liée à l’exercice). En clair : tout ce que vous faites sans y penser. Monter les escaliers du parking de la plage, porter les sacs de courses au retour du marché de Collioure ou de Cassis, jouer avec les enfants dans le sable, danser un peu trop longtemps sur la piste d’un bal de village… Ce sont des micro-efforts qui s’additionnent et qui, mis bout à bout, dépassent largement une séance de 45 minutes en salle.

Le vrai problème n’est donc pas d’avoir « sauté » ses entraînements. C’est de ne pas avoir vu que le mouvement était partout. Et cette culpabilité, en plus d’être injuste, est contre-productive : elle sabote la motivation au moment où justement il faudrait la relancer sereinement.

Comment activer votre NEAT pour transformer vos vacances en séance déguisée

La bonne nouvelle, c’est que compenser l’arrêt des entraînements classiques est à la portée de tout le monde, sans matériel ni programme. Il suffit de cumuler des mouvements du quotidien avec une intention légère. Voici la recette simple, testée et efficace, à appliquer cet été :

  • 8 000 pas par jour minimum : une balade digestive le soir, un aller-retour à la boulangerie à pied, une promenade sur le port. C’est plus vite atteint qu’on ne le croit.
  • 20 minutes de nage récréative : peu importe la technique. Battements de jambes, brasse tranquille, jeux dans l’eau avec les enfants. L’eau muscle en douceur et soulage les articulations.
  • Des déplacements 100 % actifs : vélo pour aller chercher le pain, marche pour rejoindre les copains à l’apéro, trottinette (non électrique) pour les petits trajets. On oublie la voiture pour tout ce qui est à moins de 2 km.

En additionnant ces trois piliers, vous obtenez l’équivalent énergétique et musculaire d’un vrai programme de maintien. Mieux : vous entretenez votre endurance cardio, votre mobilité et votre tonicité musculaire, sans jamais avoir l’impression de « faire du sport ». C’est là toute la magie du NEAT : il travaille pour vous pendant que vous profitez.

Petit bonus : ajoutez à cela quelques minutes d’étirements le matin sur la terrasse, ou 10 squats avant la douche. Rien de spectaculaire, mais tenu chaque jour, ça change tout à la rentrée.

Le mot du coach pour lâcher la culpabilité et cumuler les mouvements malins

La culpabilité est le pire moteur qui soit. Elle pousse à se punir en reprenant trop fort, trop vite, souvent avec une blessure à la clé dès la deuxième semaine de septembre. À la place, on adopte une approche plus lucide et généreuse avec son corps : on considère que bouger, c’est bouger, qu’on soit en legging dans une salle ou en tongs sur un sentier côtier.

L’astuce que je répète à mes élèves : tenez un petit « journal de mouvement » pendant vos vacances. Notez vos pas, vos baignades, vos balades. En trois jours, vous verrez que vous êtes loin, très loin du zéro. Et cette prise de conscience vaut mille discours motivationnels.

Alors, plutôt que de compter les séances manquées, comptez les mouvements accumulés. Et si, finalement, la vraie forme n’était pas dans la performance affichée, mais dans cette capacité à rester actif au fil des saisons, sans forcer, sans culpabiliser, simplement en vivant pleinement ses journées ?