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Aux États-Unis, les lois sur l’avortement régressent…

Crédits : Wikimedia Commons
Aux États-Unis, les lois sur l’avortement régressent…
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Depuis l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche, certains droits américains sont en net recul. Après s’être attaqué à la sécurité sociale et les migrants, le gouvernement semble vouloir également s’en prendre aux droits des femmes de disposer de leur corps.

Cette fois-ci, ce sont les femmes de l’Arkansas qui sont directement touchées par une nouvelle loi, qui limite leur droit le plus simple de disposer de leur corps. Cette nouvelle loi oblige les femmes qui souhaitent avorter à obtenir une autorisation du père du fœtus. Elle s’inscrit dans “l’Arkansas Final Disposition Rights Act de 2009”, qui est un ensemble de lois qui indiquent comment une famille doit s’accorder sur le sort du corps d’une personne de la famille décédée.

Autrement dit, cette nouvelle loi envisage clairement qu’un fœtus est considéré comme un membre de la famille, mais aussi comme une personne décédée. Cette nouvelle signifie donc qu’une femme qui tombe enceinte après un viol doit donc demander la permission à son violeur pour avorter le fœtus. Cette loi s’applique pour les femmes à partir de 18 ans. Cela dit, pour les mineures, une autorisation devra là aussi être délivrée : celle de ses parents.

Les États-Unis semble donc faire un énorme pas en arrière, de plusieurs dizaines d’années. Cette loi, votée en mars, sera donc en application dès la fin du mois de juillet 2017. L’Arkansas, réputé pour être un État très conservateur, n’est pas le seul du pays à avoir fait marche arrière sur les questions d’avortement : au Texas et dans l’Ohio, il est de plus en plus difficile pour les femmes de profiter de réels soins de santé, et d’avoir accès à des établissements qui pratiquent l’avortement.

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