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L’asexualité ou le droit à ne pas faire l’amour : une orientation sexuelle qui n’a rien de honteux

L’asexualité ou le droit à ne pas faire l’amour : une orientation sexuelle qui n’a rien de honteux
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Vous entendez vos amis parler de sexe et ça ne vous intéresse pas. Pour vous, c’est normal de ne pas avoir envie. Pourtant, vous trouvez que quelque chose ne va pas, que vous n’êtes pas comme tout le monde. L’asexualité est naturelle, on ne la choisit pas.

Il n’y a pas de honte à être asexuelle. C’est une sexualité comme les autres. Il faut oser en parler pour la décomplexer, la dédramatiser. Mettre des mots sur ce qu’on ressent pour enlever ce poids sur ses épaules. Comme l’évoque la sexologue Anaïs Papazian-Charney, l’être humain n’est pas asexuel à proprement parler, il exprime juste son désir, sa sexualité autrement, par la passion par exemple. Aucune raison de complexer, donc. Au Royaume-Uni, l’asexualité concernerait 1 % de la population, a même sa journée (le 26 avril), et son propre drapeau !

L’asexualité ou l’absence d’attirance sexuelle

L’asexualité est le fait de ne pas ressentir d’attirance et de désir sexuel. L’état est parfois défini comme un désintérêt total pour le sexe ou une absence d’orientation sexuelle. La plupart des personnes asexuelles ne ressentent pas de dégoût à proprement parler lorsque le sujet est évoqué, mais peuvent être relativement lassées par son omniprésence. La sexualité passe par autre chose. Les hommes seraient aussi touchés que les femmes. Voici un témoignage de l’un d’entre eux, qui est asexuel et ne s’en cache pas :

Ma relation de couple passe par des câlins, des surprises, des bisous et tout se déroule très bien depuis plusieurs années.

Chacun envisage sa sexualité comme il l’entend.

Un tabou de société, mais une communauté qui commence à sortir de l’ombre pour revendiquer son orientation sexuelle

Plusieurs personnes asexuelles rapportent qu’on les pense malades ou anormales, atteintes d’un trouble de la sexualité qu’il faut régler au plus vite. Certes, si l’autre partenaire du couple le vit très mal au quotidien, il faut alors envisager une solution. Mais si cette absence de pénétration ne dérange pas les deux partenaires, pourquoi se forcer ? Les personnes asexuelles revendiquent le droit de ne pas faire l’amour et s’affichent de plus en plus. En 2001, David Jay, un asexuel américain connu dans le milieu, lance le mouvement pour qu’on reconnaisse l’asexualité comme une véritable orientation sexuelle, au même titre que l’hétérosexualité ou l’homosexualité.

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Capture YouTube : “Les asexuels : s’aimer sans faire l’amour ?”, Je t’aime etc.

L’asexualité n’est pas figée dans le temps

La sexualité est fluide et n’est pas quelque chose de figé. Ce serait dommage de se forcer, au risque de rendre les choses très désagréables et ne pas avoir envie de recommencer. Pas la peine de forcer sa nature ni son partenaire à faire quelque chose qu’il fera peut-être naturellement… En plus, l’asexualité peut vite évoluer, et prendre plusieurs degrés. Vous pouvez très bien vous dire asexuel pendant la première partie de votre vie, pour vous découvrir par la suite une attirance toute nouvelle. Le tout est de respecter son corps et ses envies !

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