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Le harcèlement ferait-il partie intégrante du job des pom-pom girls ?

Crédits : Pixabay
Le harcèlement ferait-il partie intégrante du job des pom-pom girls ?
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Un article paru dans un quotidien américain fait le point sur le (dur) métier de pom-pom girl. Ces jeunes femmes aux sourires artificiels cachent bien des blessures. Payées pour plaire aux fans dans les stades, celles-ci doivent parfois faire face aux agressions de ces mêmes supporters.

Des sourires forcés qui cachent des blessures insoupçonnées

Un article paru le 10 avril 2018 dans le New York Times relate les déclarations d’une douzaine de pom-pom girls travaillant ou ayant travaillé pour des ligues américaines de football américain, hockey ou basket.

Vous devez courir autour des hayons, entrer dans les tentes, vous mêler aux fans et secouer les pompons. Il y a toujours quelques vieillards repoussants qui ont bu et qui diront quelque chose d’inapproprié.

Ces jeunes femmes ont pour mission de divertir le public des stades. Mais parfois, les supporters, surtout s’ils sont alcoolisés, se montrent grossiers et se rendent coupables de harcèlement verbal ou d’attouchements. Ces dérives ne trouvent pas de réponse de la part des autorités compétentes, ces dernières laissant aux pom-pom girls le soin de trouver elles-mêmes des “parades”.

Crédits : Pixabay

Des ligues qui ferment les yeux

Pour plus de sécurité, les pom-pom girls sont obligées de se déplacer en petits groupes. Les ligues elles, leur demandent de rester courtoises et agréables avec les clients, peu importe les circonstances. Après l’affaire Weinstein et l’émergence du hashtag #MeToo, certaines ont enfin osé brisé les tabous en gardant l’anonymat afin de conserver leur emploi.

On nous a enseigné comment gérer quelqu’un de trop tactile. On nous disait quoi répondre, comme : ce n’est pas très gentil. Il fallait être gentille, pas vulgaire. Dire : puis-je vous demander de vous écarter ?

Outre le comportement des supporters, les pom-pom girls dénoncent le laxisme des ligues et décrivent leur quotidien. Entre préparation drastique, salaires (très) bas, régimes alimentaires risqués et autres règles parfois insensées (elles n’ont pas le droit de porter de bijoux), le métier de pom-pom girl n’est pas de tout repos…

Crédits : Wikimedia Commons
Avec CitizenPost.fr