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Elle s’affiche sans tampon ni serviette pour réclamer le remboursement des protections hygiéniques

Capture Instagram @Irenevrose

La précarité menstruelle est un sujet oublié. On ne soupçonne pas que chaque mois lors de leurs règles, de nombreuses femmes sont dans l’obligation de trouver une autre solution pour se protéger, n’ayant pas forcément le budget nécessaire. Pour faire entendre leurs voix, une étudiante s’affiche sans tampon ni serviette dans les rues de la capitale afin d’exiger un remboursement des protections hygiéniques. On espère que son combat (sanglant) portera ses fruits…

Les protections hygiéniques coûtent cher, ce n’est pas un scoop. Une coquette somme à débourser chaque mois quand on a ses règles. Mais quand on n’a pas la chance de parvenir à insérer une coupe menstruelle dans son vagin (une solution plus viable financièrement), il faut apprendre à se “saigner” chaque mois… Et c’est le cas de le dire ! Irène est une jeune étudiante qui a décidé de revendiquer le remboursement des protections hygiéniques comme droit universel.

Une étudiante affiche son sang naturellement dans les rues de Paris

Affublée d’un leggings gris moulant, Irène se balade tout naturellement dans la rue, arborant fièrement une tache de sang au niveau de l’entrejambe. Une action coup de poing que certains qualifieront de choc. Mais pour Irène, le coup de massue est plutôt celui qui sévit lorsqu’on se rend compte du prix de la boîte de tampons !

Une Instagrammeuse qui n’a pas froid aux yeux

C’est le premier février dernier que la jeune femme a décidé de “défiler” dans Paris sans serviette ni tampon, laissant couler le flux de ses règles à même son pantalon, sous les yeux des passants ahuris ou non. Une manière que ça se tache. Euh, se sache, pardon… Celle-ci n’a pas manqué d’immortaliser sa journée “réglée” et de poster des photos sur son compte Instagram de féministe active, finissant la séance entre copines solidaires, affalées sur un canapé.

Je ne fais pas ça pour m’amuser mais pour que l’Etat prenne en charge la totalité du prix des protections hygiéniques. Mon geste est une façon de montrer que les règles nous concernent toutes. Si on décide de ne plus se protéger, c’est l’espace public et commun qui en subit les conséquences.

Espérer un remboursement des protections hygiéniques

Pourquoi devoir financer soi-même ses protections hygiéniques alors qu’on se fait rembourser sa pilule contraceptive depuis belle lurette ? Une question que se pose toujours Irène. Au cours de notre vie, on utiliserait quelques 10 500 protections périodiques, équivalent à un budget d’environ 2000 euros. Une coquette somme que tout le monde ne peut pas se permettre de dépenser. Les femmes sans abri et celles en situation de précarité n’iront pas le démentir. Bien que quelques associations (Règles Élémentaires, entre autres) œuvrent pour distribuer des serviettes et tampons aux femmes dans le besoin, les actions sont loin d’être suffisantes. Espérer un remboursement des protections hygiéniques ne semble pas une sinécure…

remboursement des protections hygiéniques
Capture YouTube : “Marche contre les violences sexistes et sexuelles” – Dana Magazine

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