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La tokophobie, cette peur panique de l’accouchement : comment savoir si on est atteinte ?

Capture vidéo extraite du film : Un Heureux Evénement, de Rémi Bezançon/Gaumont/YouTube
La tokophobie, cette peur panique de l’accouchement : comment savoir si on est atteinte ?
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Il est tout à fait normal de redouter l’étape de l’accouchement quand on est une femme, enceinte ou pas. Ce qui l’est moins, c’est de sacrifier son désir de maternité sur l’autel de la peur. La tokophobie est une phobie méconnue, qui touche pourtant de plus en plus de femmes.

Sous son nom exotique, la tokophobie (du grec tokos, accouchement) c’est la peur d’accoucher, la phobie de la grossesse et des changements corporels qu’elle induit, surtout en fin de cycle. De plus en plus de femmes seraient touchées par cette peur panique, multipliant les moyens de contraception pour ne pas tomber enceinte. Comment s’explique cette phobie ?

La tokophobie, souvent liée à la peur de la mort

Malgré les progrès de la médecine, les femmes ont toujours dans un coin de leur cerveau, de manière inconsciente ou non, une petite voix qui leur dit que l’accouchement peut être dangereux. Les mortes en couche, comme on disait dans le temps, ne sont aujourd’hui heureusement plus aussi fréquentes qu’il y a quelques siècles en arrière. Mais cette peur de la douleur, de donner la vie en perdant la sienne ne s’oublie pas si rapidement. Car mine de rien, faire sortir un petit être de soi n’est pas (si) anodin ! Il y a de quoi appréhender l’affaire.

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Capture vidéo extraite du film : Un Heureux Evénement/Rémi Bezançon/Gaumont/YouTube

Il existe plusieurs formes de tokophobie

Les médecins les recensent au nombre de trois : la tokophobie primaire (adolescentes ayant des relations sexuelles normales mais usant de moyens de contraception de manière excessive ; celles-ci demanderont souvent une césarienne), la tokophobie secondaire (après un accouchement difficile) et la tokophobie liée à une dépression pré-natale. Toutes les phobies ne se vivent pas au même degré.

Comment savoir si on est atteinte ?

On sera certainement toutes amenées, un jour ou l’autre, à faire face à notre angoisse pré-accouchement. Jusque là, rien d’anormal à appréhender ce passage obligé qu’impose la maternité. Cela dit, certaines spécificités rapprochent les tokophobes entre elles : dans la plupart des cas, les femmes atteintes sont très jeunes (adolescentes) ou âgées de plus de quarante ans (peur des risques dûs à leur âge). Les femmes abusées sexuellement peuvent aussi souffrir de cette pathologie, comme celles qui ont subi une grossesse à risque, ou en ayant été le témoin.

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Capture vidéo extraite du film : Un Heureux Evénement, de Rémi Bezançon/Gaumont/YouTube

La stérilisation, une solution adoptée par de nombreuses tokophobes

De plus en plus de femmes atteintes de tokophobie décident parfois, quel que soit leur niveau d’affection, de procéder à une stérilisation par ligature des trompes. Celles qui le font en sacrifiant leur souhait de maternité sont plus rares, mais pas à écarter. Certaines femmes enceintes peuvent aussi demander à interrompre leur grossesse en cours de route, trop angoissées à l’idée de donner la vie. Dans ce cas, il faudra que les spécialistes de santé usent de leur savoir-faire et de leur douceur légendaire pour rassurer leurs patientes effrayées. La césarienne peut parfois s’imposer comme une solution.

Les tokophobes ne sont plus des cas isolés, si vous pensez en faire partie, n’hésitez pas à en parler à votre psy. Tout le monde a ses problèmes, rien de honteux là-dedans.

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