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Faut-il vraiment souffrir pour être belle ? 8 anciens rituels beauté très douloureux

Crédits photo : Wikipédia/Youtube/Montage : 100Feminin.fr

Faut-il vraiment souffrir pour être belle ? Pendant des millénaires (si ce n’est toujours aujourd’hui dans certains pays), les femmes ont dû se conformer aux canons de beauté de leur temps, et ce parfois au prix de leur santé.

Même si toutes les morphologies ne sont pas encore à l’honneur dans les pages des magazines (la révolution est amorcée, mais se fait longuement désirer), estimons-nous heureuses de vivre à une époque où les astuces beauté ne sont que des crèmes et autres cosmétiques plus ou moins naturels. Car, et ce n’est pas nos ancêtres qui diront le contraire, les femmes se sont parfois infligées par le passé, des douleurs volontaires pour être belles selon leurs critères. Le diction : il faut souffrir pour être belle, a du souci à se faire… Et c’est tant mieux !

1/ Les pieds en fleur de lotus

En Chine, pendant plusieurs siècles, les pieds fins et pointus furent un critère de beauté. Dès l’âge de 5 ans, les petites filles se faisaient bander les pieds pendant deux longues années de souffrance. On leur repliait les orteils (à l’exception du gros) contre la plante du pied et les faisait tenir au moyen de bandages dans des chaussures pointues. Cette torture fut interdite par le gouvernement chinois en 1912 seulement. Le résultat d’un tel rituel ? Des orteils nécrosés ou des lésions articulaires, voire une septicémie mortelle.

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Crédits photo : Wikipédia/Montage : Laliste.net

2/ La chirurgie de l’escarpin

La chirurgie de l’escarpin consiste à se faire raccourcir un orteil (voire le retirer dans le pire des cas) pour prétendre rentrer dans des escarpins vertigineux sans problème… Dans le meilleur des cas, injecter du gras dans son talon pour un confort optimal. Pour le coup, cette pratique beauté n’est pas si ancienne que ça, débarquée des USA dans les années 90, quand des chausseurs de luxe comme Christian Louboutin (pour ne citer que lui) se sont mis à proposer des chaussures à talons aiguilles contre nature !

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Crédits : Pixabay

3/ Les gouttes de Belladone

Avez-vous déjà entendu parler de la Belladone ? Cette plante, aussi appelée bouton noir ou cerise du diable, est très toxique. À la Renaissance, les Italiennes la pressaient dans leurs iris pour dilater leurs pupilles et avoir des yeux plus foncés. Comme on aurait pu s’y attendre avec une telle pratique, les femmes souffraient ensuite de strabisme, de palpitations, d’incapacités de concentration, si ce n’est s’exposer au risque de devenir aveugle… Souffrir pour être belle ? Plus jamais !

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Crédits photo : Pexels.com

4/ Le fond de teint au plomb

Au 16ème et 17ème siècle, les femmes auraient toutes copié le look de la Reine Élisabeth d’Angleterre ! Un canon de beauté qui pourrait être incompris aujourd’hui… Les Anglaises appliquaient sur leur peau un fond de teint blanc et épais à base de céruse pour obtenir une peau très pâle comme la souveraine. Pourtant, cette dernière ne le faisait pas pour lancer un effet de mode, bien au contraire : elle tentait de masquer tant bien que mal ses traces disgracieuses laissées par la variole. Comme quoi, la mode peut partir de rien… Cela dit, la pratique provoquait des effets secondaires très désagréables : constipation, cheveux gris, paralysie ou dysfonctionnement génital…

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Capture YouTube : MARY QUEEN OF SCOTS Official Trailer Margot Robbie/Zero Media

5/ Une ligne sexy avec du poison

S’il est considéré comme un poison, l’arsenic n’a pas toujours été utilisé pour tuer. À la Renaissance, les femmes l’utilisaient dans leur routine beauté ! Comment diable faisaient-elles pour ne pas mourir empoisonnées ? En l’avalant sous forme de pilules savamment dosées, qui prétendaient les doter d’un teint frais, de courbes sexy et d’yeux brillants… Dommages collatéraux : vomissements, crampes d’estomac, convulsions ou chute de cheveux… Souffrir pour être belle au prix de sa vie, non merci !

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Crédits photo : Wikipédia, Pexels/Montage : Laliste.net

6/ Les perruques au saindoux

Les femmes du 18ème appliquaient du saindoux sur leurs perruques pour les fixer. Cette substance blanchâtre était obtenue avec de la graisse de porc, et permettait à leurs coiffures de tenir en place. Rien de douloureux là-dedans, mais une hygiène douteuse : le saindoux attirait rats et poux…

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Crédits photos : Wikipédia/Montage : Laliste.net

7/ Le détecteur de défauts féminins

Peu de temps avant la Seconde Guerre mondiale, Maksymilian Faktorowicz invente le Beauty Micrometer. Cet instrument de torture psychologique était censé repérer les défauts physiques des femmes. En plus de mettre à mal leur ego pas bien gonflé à l’origine, la machine était aussi très douloureuse.

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Crédits photo : Pexels.com

8/ Le corset, ou comment souffrir pour être belle sans même pouvoir respirer !

Le corset vantait l’idéal du corps ultra-féminisé, taille de guêpe et poitrine soutenue. Un accessoire de torture qui comprimait les organes et empêchait de respirer, causant de nombreux malaises chez ses utilisatrices. Sans évoquer les cas de muscles atrophiés ou de côtes déplacées…

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Crédits photo : Wikipédia/Montage : Laliste.net

Alors, prête à souffrir pour être belle ? On pense déjà connaître votre réponse !

Source : Avec Laliste.net

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